10 févr. 2007
Petites pensées et transitions pourries
5 févr. 2007
Cérémonie du Moomin d'honneur de la chanson française - N°1
- Elsa
- Julien Clerc
- Laurent Voulzy
- Axelle Red
- Dalida
- Rita Mitsouko
- Yves Duteil
- Benoit
- Jeanne Moreau
- Eddy Mitchell
- Diam's
- Tino Rossi
- L5
- Richard Anthony
- Dani
Vous avez toutes les cartes entre les mains, et avez un choix assez varié, du mou, du rock, du mielleux, du tendance, du rap, du simple, du kitsch...
Moomin d'honneur de la chanson française - Elsa (24 points)
Première dauphine d'honneur - Axelle Red (21 points)
Premier dauphin d'honneur - Julien Clerc (17 points)
Flipper d'honneur - Rita Mitsouko / L5 (13 points)
Viennent ensuite Diam's (je ne pensais pas qu'elle arriverait si haut, et j'en suis ravi) avec 11 points; Yves Duteil (c'est une place honorable, et j'en suis ravi) avec 9 points; avec 7 points, cinq interprètes très différents, Laurent Voulzy, Dalida, Benoit, Eddy Mitchell et Dani; puis Jeanne Moreau avec 5 points; et enfin Richard Anthony (j'ai été surpris de voir qu'il avait quand même obtenu 2 points, et j'en suis ravi) avec 2 points. A noter que seul Tino Rossi n'a reçu aucun point. Ceci me conforte donc dans l'idée que l'éclectisme est nécessaire pour satisfaire tous les goûts musicaux... Certes, ce ne sont pas vos goûts premiers, comme j'ai pu le comprendre, mais je prends un plaisir immense - le mot est peut-être un peu trop fort - à vous présenter tous ces artistes si différents. La deuxième saison arrive prochainement.
3 févr. 2007
La tribu de Dani
Dani est une chanteuse et une actrice française. Elle s’appelle Danielle Graule en vrai. Elle a une voix grave. Elle fume. Elle est énigmatique. Elle a travaillé avec Serge Gainsbourg. L’un de ses plus grands succès est Papa vient d’épouser la bonne. Elle devient une icône dans les années 1960/1970. Elle a des grandes dents. C’est pour mieux te croquer mon enfant. Elle rate l’Eurovision à cause de Georges Pompidou qui est mort. Son deuxième grand succès est le duo Comme un boomerang avec Etienne Daho. Elle a récemment été une guest de Sous le soleil, aux côtés de la star Jessica. Voilà.
1 févr. 2007
Le premier jour du reste de la vie
Vous vous demandez certainement pourquoi je ne vous ai pas souhaité Bonne Année sur ce blog. Vous avez probablement attendu jusqu’à hier soir, 23h59, espérant voir un message de sympathie de ma part, vous souhaitant une bonne année, pleine de bonheurs et de réussite, puisqu’il est de coutume d’avoir tout le mois de janvier pour exprimer ses vœux aux personnes qu’on estime. Parce que oui, chers lecteurs et trices, je peux effectivement vous dire que j’ai une certaine forme d’estime pour vous. Non, ceci n’est absolument pas démagogique.
Or nous voilà le 1er février 2007, et je ne vous ai toujours pas souhaité une bonne année. La raison est pourtant simple: j’aurais pu vous écrire mes bons vœux pour l’année 2007, autrement dit en me référant au calendrier grégorien; j’aurais pu me référer au calendrier chinois, et de ce fait, attendre le 18 février pour vous souhaiter une bonne année cochonne (ne voyez pas de sous-entendu salace; ce nouvel an chinois se fera sous le signe du cochon); j’aurais également pu me référer au calendrier persan, au calendrier haab, au calendrier tamoul, ou même au calendrier badi, qui n’a rien à voir avec Chimène, puisque cette dernière n’a pas encore de calendrier à son nom. Mais ces références auraient été vides de sens.
Aujourd’hui, 1er février, c’est le premier jour de l’année rhumanesque. C’est facile à retenir, puisque c’est exactement un mois après le premier jour de l’année grégorienne, dignement célébré en France. C’est aussi le premier jour du mois le plus court de l’année, même lorsqu’il est prolongé d’un jour, ce qui en fait un mois mignon, puisque comme le dit proverbe, tout ce qui est petit est mignon. Le calendrier rhumanesque correspond donc au calendrier grégorien, mais avec un mois de décalage. Il m’apparaissait donc plus normal d’attendre ce jour de fête pour vous souhaiter beaucoup de joie et de plaisirs pour les douze prochains mois.
Bonne Année, mes chers Moomins
29 janv. 2007
Chantons sous la neige
N°10 – Par amour (Diam’s) – La rappeuse explore principalement deux registres: les chansons rythmées, comme Jeune demoiselle, et les chansons lentes, tendance chansons à texte qui veulent faire pleurer. Par amour s’inscrit dans cette deuxième catégorie. Les couplets cherchent à toucher les plus sensibles; le refrain est facile à fredonner.
N°9 – Je veux te voir (Yelle) – Chanson aux paroles un peu crues, voire vulgaires. D’ordinaire, je déteste ce genre de provocations. Or, là, c’est tellement entraînant que j’aime bien.
N°8 – Mauvaise foi nocturne (Fatal Bazooka feat. Vitoo) – Le duo entre Diam’s et Vitaa est une chanson qui est déjà une parodie malgré elle. Michaël Youn se moque de ces Confessions nocturnes, en compagnie du formidable Vitoo, à la voix si reconnaissable, et le résultat est… Fatal,…assieds-toi, faut qu’j’te parle…
N°7 – I wish I was a punk rocker (Sandi Thom) – C’est l’une des trois rescapées du précédent Top ten. Je trouve que c’est une chanson assez peu formatée, et tellement meilleure que son équivalente française, par le jeune picard de Marly-Gomont.
N°6 – Aime moi plus fort (Perle Lama) – Non, ce n’est pas la fille de Serge (ho ho ho, quelle blague!). Ambiance zouk pour cette chanson, tellement banale, tellement cul-cul, tellement niaise, mais tellement bonne. Moment d’émotion intense, comme dit Perle.
N°5 – In the heat of the night (Sandra) [remixé par Superfunk] – Je connaissais Samantha Fox et Sabrina, mais je n’avais jamais entendu parler de Sandra. Et pourtant, In the heat of the night fut un tube de Sandra en 1985, année qui n’a pas eu la chance de me connaître. Sandra a aussi interprété Everlasting love, reprise plus tard par les Worlds Apart. Le remix est très bon, même si je ne connais pas l’original (et je n’ai pas envie de faire l’effort d’aller l’écouter), et le In the heat of the night me rappelle étrangement le Quand je rêve de toi des mêmes Worlds Apart. Quelle culture? Oui, je sais…
N°4 – À fleur de toi (Vitaa) – Le thème de cette chanson est assez peu abordé d’habitude. Si le monde de la chanson était muté dans le monde du théâtre, on dirait que À fleur de toi est une tragédie. En effet, la chanteuse semble désespérée, et souffre, bien que dans les bras d’un nouveau jules, de l’absence de son ex. L’intensité dramatique est comparable à celle jouée par les acteurs de Plus belle la vie.
N°3 – Partons vite (Kaolin) – Une chanson toute fraîche lorsque l’on est d’humeur guillerette; une chanson qui ne se prend pas la tête.
N°2 – Relax take it easy (Mika) – Attention, cette chanson entre dans la tête dès la première écoute. C’est assez rythmé et je dois dire que je chante le refrain aigu en voix de tête dès que personne ne m’entend dans la rue. Si c’était mon langage, je dirais que je kiffe.
N°1 – Butterfly (Superbus) – Que l’on soit fan du refrain, ou fan du couplet, la force de ce premier extrait de Wow, c’est qu’il n’abuse ni du couplet, ni du refrain. On éprouve donc toujours autant de plaisir à l’écouter sans s’en lasser. Vraiment, je ne me lasse pas des ah ah ah ah ah-aah…
28 janv. 2007
La coup(ur)e
La coiffeuse, puisque c’est bien chez elle que je vais, malgré mon appréhension légitime – et toujours justifiée – de ressortir pire qu’à mon arrivée (heureusement que je sais comment faire pour arranger mes cheveux après), m’installe, me demande ce que je désire qu’elle fasse, et me propose de «passer au shampooing» – expression qui perd tout son sens hors contexte, puisque ceci signifierait que je me lave les cheveux au jaune d’œuf, et qu’elle me conseillerait de «passer au shampooing», ce qui est idiot puisque si on le prend comme ça, j’en suis déjà au shampooing (ce qui ne veut pas dire que je n’utilise jamais de jaune d’œuf, connu pour sa vertu de fortifier le cheveu (ce dernier aparté ne voulant pas non plus dire forcément que j’ai réellement déjà utilisé du jaune d’œuf pour me laver les cheveux)) – en me désignant d’un geste du bras le premier lavabo, ce que j’accepte, puisque ce serait idiot de refuser un shampooing par des mains expertes compris dans le prix, et de risquer, par la même occasion, de la vexer, alors qu’elle paraît si heureuse d’offrir son savoir-faire à un client semblant si sympathique, malgré sa tendance à écrire des phrases longues – pourtant bien construites – qui se terminent le plus souvent, fort peu originalement, par le signe de ponctuation ci-après.
Or aujourd’hui, lorsqu’elle était en train de s’occuper de mon côté gauche, le compteur à disjoncté, sans doute à cause du chauffage trop fort, contraignant les clients, donc moi notamment, vous l’aurez compris, à n’entendre qu’un Entre nous, c’est la vie qui s’enfuit qui s’en fout, c’est la vie qui nous prend dans son tronqué à cet endroit précis, diffusé par Chérie Fm. C’est rageant de ne pas entendre la fin d’un refrain, lorsque, comme moi, on chante dans sa tête, parce que c’est bien la seule chose à faire quand on est en train de se faire tripoter la tempe. Deux des trois coiffeuses étaient affolées, certes moins que les deux dames qui se faisaient faire des mèches et qui avaient soudain l’air moins inspiré qu’en pleine lumière et dans le brouhaha des Vous savez pas ce qui est arrivé à Madame F.? (ben non, et on s’en fout) Et bien elle est cocue!, avec leur aluminium sur la tête. Ma coiffeuse à moi continuait nonchalamment à s’appliquer à égaliser les cheveux des deux côtés de ma tête. Là où s’est ressenti le potentiel comique de la situation, c’est lorsque les deux coiffeuses ont cherché, réalisant que c’était uniquement chez elles que ça avait sauté, et non dans tout le quartier, où pouvait bien être le compteur. Il n’était pas derrière, ni devant, ni dans l’arrière-boutique, bref nulle part. Les deux débrouillardes ont appelés leurs amis pour leur demander s’ils se rappelaient où se trouvait le disjoncteur de malheur dont la panne inopinée obligeait ma coiffeuse à tourner ma chaise du côté de la fenêtre, et donc de la lumière du jour, parce qu’il faut avouer qu’on n’y voyait vraiment pas grand-chose, ce qui me privait de la belle image que reflétait auparavant le miroir en face de moi. Au bout de dix bonnes minutes d’obscurité partielle et de silence musical complet, l’une des coiffeuses soupçonna la présence du compteur à la cave de l’immeuble. Or elle n’avait pas la clé de la porte de la cave; il fallait utiliser un vieux tournevis pas pratique. Après un furtif regard tout autour d’elle, elle stoppa les yeux sur moi, personne la plus virile du salon de coiffure, et me lança un gentil Ça vous dérangerait pas de m’aider à ouvrir la porte de la cave? C’est le genre de moment où malgré l’envie puissante de dire Est-ce que j’ai une tête de bricoleur? , on répond trop vite un Non, bien sûr avec un sourire crispé. Heureusement, elle a ajouté Enfin, je vais essayer toute seule d’abord.
Au bout de deux minutes, le courant est revenu, sans que la coiffeuse ait eu recours à mon aide précieuse, la lumière a rebrillé, la radio a rechanté, la patronne est remontée, et moi je suis reparti, ayant bien remarqué l’absence de geste commercial à la défaveur de mon porte-monnaie.
26 janv. 2007
Le patineur qui patinait avec des patins
Je ne sais pas si c'est la nostalgie des collants en lycra ou si c'est le plaisir de se sentir naïf de croire que Philippe Candeloro joue un rôle de plus, après avoir incarné Lucky Luke et D'Artagnan, tellement ses commentaires "savoureux" rappellent les répliques de François Pignon, mais je prends toujours autant de plaisir à regarder le patinage à la télévision. Ce soir, les championnats d'Europe pour les hommes se déroulaient à Warsaw, qui se prononce certainement Varzaoo, charmante prononciation pour laquelle je refuse d'écrire le nom en français, dans une patinoire au plafond tendance exposition universelle du début du XXème siècle. Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps: Brian Joubert est champion d'Europe. Et pourtant...
Brian Joubert a ce soir absolument tout fait pour me déplaire. A commencer par le costume détestable qu'il portait, orné de laides franges mauves et dorées sur l'épaule gauche, de faux tatouages sur le bras droit, et de griffures, également mauves et dorées, hideuses sur la cuisse droite, masquant sa sveltesse. Brian a en outre gardé un air hautain tout le long de ses quatre minutes trente, n'a jamais esquissé de sourire au téléspectateur, ni fait de discret clin d'oeil boccolinien à la caméra. De plus, Brian avait des concurrents non négligeables, bien qu'Evan Lysacek fût absent: l'excellent biélorusse Sergeï Davydov, dont le mètre cinquante-huit aidera à en décomplexer plus d'un, le talentueux "tchèque sans provision" dont je ne me rappelle plus le nom (ce jeu de mot navrant n'est bien sûr pas de moi; c'est une candelorette), le français Alban Préaubert, le prodigieux clown à la grande mâchoire, ou bien le belge Kevin Van der Perren, dont le premier quadruple double piqué fut fort gracieux. Finalement, Brian a écrasé ses adversaires, ce qui lui a permis de play-backer la musique de la Marseillaise, et de presque passer pour un sportif ridicule (évidemment, je dis presque, parce que bon, il était quand même sur la plus haute marche du podium, même si ma mauvaise foi a très envie de nier ce point précis). Voilà. Que pourrais-je ajouter? Brian a gagné...