16 janv. 2009

Des musiques et des paroles

TF1 et NRJ nous proposent samedi soir leurs désormais tant attendus NRJ Music Awards, au Midem, à Cannes, the place to be pour toutes les stars qui ne s'appellent pas Renan. En attendant, je te propose, ami, amie, de découvrir le nouveau Top Ten de Rhum Raisin.

N°10 - L'accord - Sofia Essaïdi & Christopher Stills (Cleopâtre la dernière reine d'Egypte) - Ce nouvel extrait est musicalement intéressant, avec le petit bémol que la mélodie est lente à entrer dans la tête, ce qui amoindrit forcément mon addiction.

N°9 - Rain on your parade - Duffy - Il est vrai que la voix de Duffy peut rapidement taper sur le système. Mais cette chanson est très classe, je trouve, avec ces violons à l'arrière. El le clip est assez ridicule, ce qui ne gâche rien à mon plaisir.

N°8 - Tatoue-moi - Mikelangelo Loconte (Mozart L'Opéra Rock) - A la différence de L'accord, Tatoue-moi est un peu plus efficace. Ce garçon me fait penser artistiquement à Christophe Maé, mais avec un nom beaucoup plus drôle à retenir.

N°7 - I'm yours - Jason Mraz - Frais, reposant, sympathique, tonifiant... Excellent quoi!

N°6 - Il y a je t'aime et je t'aime - Quentin Mosimann - C'est typiquement le genre de chansons molles que j'aime. Quentin a parfois tendance à bien trop surjouer, mais il en est à un stade où on peut encore lui pardonner.

N°5 - Rue des étoiles - Grégoire - C'est sans conteste un autre tube pour ce nouveau chanteur, dont je dois bien avouer que je déteste profondément la pochette d'album où il tire une horrible tronche. La chanson, elle, est légère et agréable.

N°4 - Le tunnel d'or - Aaron - C'est drôle comme dans une chanson entière, on ne retient qu'un seul mot parfois. Ici, dans cette chanson morbide à souhait, c'est le mot phalanges que l'on remarque plus que les autres. Les chanteurs devraient l'employer plus souvent.

N°3 - Si tu n'étais plus là - Sheryfa Luna - Sheryfa a beau être mauvaise en live, elle est excellente en studio. Et cette chanson, pour laquelle j'ai eu un peu de mal au début, en est une jolie démonstration.

N°2 - Mon p'tit gars - Christophe Maé - Je persiste et signe en disant que c'est la meilleure chanson de Christophe depuis le début de sa jeune carrière. Elle est tendre, sans être niaise comme avait pu l'être Millésime par exemple. Et la mélodie est très efficace.

N°1 - Lucky - Jason Mraz feat. Colbie Caillat - Alors là, je n'en reviens pas. Cette chanson, aussi simple soit-elle, me transporte dans mes rêves inaccessibles. Je l'écoute depuis une semaine avec toujours autant de plaisir et de sourire niais aux lèvres. Jason Meuwazz a une très jolie voix. Il rejoint le club fermé des interprètes qui ont déjà eu deux chansons classées dans un même Top Ten.

12 janv. 2009

L'amour gelé

Malgré sa dévotion pour les chanteurs (et teuses) français, Rhum Raisin ne regardera pas Garou à la télé, ce soir. Il vous propose donc dix bonnes raisons de ne pas regarder le téléfilm de ce soir sur TF1.

[C'est l'histoire d'une femme écrivain qui retourne voir son ex dans le grand nord canadien afin de lui faire signer un papier attestant qu'il ne portera pas plainte contre l'éditeur à propos de ce qui est écrit dans le roman.]

  1. Il fait déjà assez froid comme ça en France en ce moment. Pas besoin de prendre la température québécoise.
  2. Par ces temps de grand froid, il faut se coucher tôt pour aider les défenses immunitaires à mieux se renforcer.
  3. On connaît déjà la fin du téléfilm: ils vont se revoir, se déchirer, s'engueuler, faire l'amour lors d'une nuit d'insouciance, et reformer un couple heureux, comme dans tous les téléfilms à l'eau de rose de TF1.
  4. La soirée télé de TF1 commence bien trop tard.
  5. Si Garou joue aussi bien la comédie que lorsqu'il fait des sketches entre les chansons des Enfoirés, la soirée risque d'être bien longue.
  6. Il faut limiter la consommation d'électricité pour éviter le black-out total, et donc il faut éteindre la télévision à partir de 19 heures.
  7. Claire Keim ne joue pas dans le téléfilm.
  8. Quitte à voir Garou jouer, autant qu'il campe un personnage dans Joséphine, ange gardien, pour lequel ladite Joséphine tomberait éperdument amoureuse.
  9. Avec la crise, vous ne pourrez pas vous payer un voyage au Québec, alors ne vous faites pas de mal.
  10. S'il y a un record médiamétrie, Garou voudra refaire un téléfilm. Et déjà que l'on devrait voir Lorie sur TF1 très bientôt, ça pourrait donner des idées à la première chaîne dont le téléspectateur pourrait bien se passer. Pire, ça pourrait donner des idées de fictions à Patrick Fiori, Florent Pagny ou même Julien Doré.

[Photo TF1]

(Bon... euh... je vais ptèt' regarder, mais pas longtemps... juste pour voir, hein...)

10 janv. 2009

Petit pot de beurre, quand te dépetit-pot-de-beurreriseras-tu ?

Aujourd’hui, c’est la cinquième journée nationale de l’obésité infantile. Un enfant sur cinq est en surcharge pondérale. Je n’ai jamais été obèse, mais je me suis toujours senti gros. Et résultat, je perds la soif d’être heureux, et donc, je me goinfre, et donc je grossis. Un joli cercle vicieux.

Mais aujourd’hui, avec mes dix-neuf kilogrammes pris pendant les fêtes de fin d’année, j’ai décidé de faire un régime strict. M’imaginer dans vingt-cinq ans, la chemise à carreaux, et la bedaine sortant par-dessus ma ceinture en cuir marron, non merci.

Parce que combattre l’obésité infantile passe par combattre les premiers kilos superflus, il faut dès le plus jeune âge faire attention à son alimentation. Pour ne pas se faire traiter de p’tit gros dans la cour de récré, Rhum Raisin allait manger ses BN dans sa boîte en plastique dans un coin de la cour.

Depuis Rhum Raisin essaie de faire attention à ce qu’il mange. Même s’il ne mange pas tous les jours ses cinq fruits et légumes recommandés par Roselyne B., il ne sombre plus dans l’excès, et écoute les conseils de Cyril Lignac quand il passe à la télé. Il sait qu’il ne ressemblera jamais à Guy Carlier, mais quand même.

Alors toi, petit garçon enrobé qui lis ce texte et qui n’a pas envie de te cauetiser, et toi, petite fille aux joues potelées qui n’as pas envie de te mariannejamesiser, cette journée anti-obésité est faite pour toi ! Je te propose de tordre le cou à ces satanées Lay’s et autres tablettes de Crunch qui te font prendre un kilogramme rien qu’en bavant. Pour cela, fais du sport, comme moi. Par exemple, fais bouger tes doigts agiles sur le clavier d’ordinateur, tu verras, c’est épuisant.

(Naïf que tu es, naïve que tu es... Ce n'est bien évidemment pas Rhum Raisin sur la photo dans le deuxième paragraphe...)

8 janv. 2009

Champagne !

Ou plutôt devrais-je dire Cidre!

Car aujourd'hui est un grand jour. Le dernier numéro de L'Express, tout frais, daté du 8 au 14 janvier, fête en grande pompe de clown son trois mille unième numéro. Comme s'il était important de se souhaiter en joyeux non-anniversaire. Je n'aime déjà pas les anniversaires, pourquoi diantre irais-je m'extasier devant le trois mille unième numéro de L'Express ?

Peut-être parce que le magazine a eu l'idée de ne pas se soucier de son trois millième numéro, et ça c'est plutôt drôle. Cette initiative n'aurait pas été étonnante d'un Charlie Hebdo, d'un Canard Enchaîné ou même d'un Marianne, tant il leur est jouissif de ne pas faire comme les autres et de faire la nique aux traditions et au bien-fondé/bien-pensé des habitudes. Or là, c'est L'Express qui s'amuse à n'en faire qu'à sa tête. Pas si étonnant, me direz-vous, quand on se souvient du passé du magazine. Même s'il est bien loin le temps des Françoise Giroud et Jean-Jacques Servan-Schreiber, le passé reste tel quel. Malgré Christophe Barbier... Toujours est-il que L'Express fête son trois mille unième numéro, et rien que pour l'humour d'avoir zappé son trois millième, je lui souhaite un joyeux non-anniversaire (si tant est que l'on puisse prétendre que chaque numéro, pour un magazine, ou chaque jour, pour un être humain, ne soit pas un anniversaire en soi).

Et comme je n'ai aucun humour, aucun second degré, que je suis quelqu'un d'une banalité affligeante et que ce post marque ma centième chronique pile sur Le Post, je me souhaite, en guise de pied de nez à L'Express, un joyeux anniversaire.

( « - Joyeux Anniversaire, moi!

- Merci! » )

7 janv. 2009

La bonne étoile

L'avantage quand on est stagiaire, c'est qu'on a en général tous les inconvénients d'un salarié, sans les avantages. Je ne dis pas ça parce que j'ai eu aujourd'hui un gros avantage saupoudré d'une pincée d'inconvénients, mais quand même.

Quand on fait le métier que je ne fais pas encore, on est amené à rencontrer des gens. Parfois on serre des mains (en s'essuyant discrètement après), on sourit poliment, on rit aux blagues douteuses des vieux drôles. Et parfois on ne dit rien parce qu'on se sent un peu dans un autre monde, dans une autre vie, quand les nuits seront plus longues, plus longues que mes nuits.

Dans le cadre de mon stage, j'ai déjeuné dans le restaurant d'un chef étoilé, tous frais payés. Chez M., à L. Je passerai rapidement sur le fait que c'était absolument exquis, que j'ai à nouveau pris sept kilogrammes, que les vins étaient d'une délicatesse divine, que ces amuse-bouches étaient originaux et délicieux, que ce Mi-choco caramel avec son lait mousseux à la vanille était d'un raffinement incroyable. Ce qui m'a surtout marqué, ce sont ces imbuvables convives qui partageaient ma nappe. Déjeuner aux côtés d'une trentaine de personnes en sachant que l'on fait vertigineusement chuter la moyenne d'âge n'aide déjà pas à débuter le repas dans la quiétude la plus sereine.

Je ne sais pas si tous mes déjeuners professionnels seront comme celui-ci, mais en tout cas, je saurais désormais que l'hypocrisie est de mise. Paraître heureux de discuter avec cette vieille dame, bien conservée, mais ultra botoxée, qui raconte fièrement sa vie sexuelle avec ses gigolos. Faire semblant de rire de bon coeur aux boutades graveleuses et salaces du ventripotent monsieur qui fait office de coin de table. Et enfin ne pas être choqué quand ce même gros monsieur à la carte de crédit bien grasse lance des vannes sur les pauvres enfants qui meurent de faim en Afrique en se grattant le nombril, le bras tendu vers l'avant.

J'ai comme l'impression que ces trois mois de stage vont me réjouir. Et dans réjouir, il y a ré. Mais quel est donc ce fabuleux métier auquel se destine le génial Rhum Raisin ? vous dites-vous certainement devant votre écran, la souris dans la main droite. Peut-être le déduirez-vous bien vite...

6 janv. 2009

Ma révolution porte (mal) ton nom

Parce que je m’enflamme comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinéma, je décide d’écrire une deuxième chronique dans la foulée de la première. Parce que j’ai regardé France Télévisions. Plus précisément, j’ai regardé France 2. Non pas que je trouve la coiffure de David Pujadas excitante, non. Mais j’avais envie de voir si toute la déferlante médiatique autour de la nouveauté, de l’événement, de la révolution, que dis-je, du cataclysme prévu ce lundi 5 janvier 2009 était justifiée. Parce que la presse, la télé, et la radio en ont fait tout un pataquès. Or à en discuter avec des gens qui regardent la télé, il appert que le Français moyen s’en tape comme de l’an 40, à ne pas confondre avec l’an 1940, qui intéresse, pour pure raison de proximité chronologique – qui expliquera probablement le non intérêt de l’an 1940, au même titre que l’an 40, dans 150 ans (on s’en souviendra pas, de ta première ride, de nos mauvais choix) – lui, encore pas mal de monde.

Comme si ce passage du film, à 20h35, allait révolutionner le monde entier. Il me semble, d’un point de vue strictement personnel, et je suis d’ailleurs d’accord avec moi-même, que le terme de révolution est un peu fort, tout comme le terme événement l’est, dans une moindre mesure. C’est un changement notable, rien de plus. Un changement notable qui n’a pourtant pas vraiment tenu ses promesses.

Il aurait été aisé que l’absence de publicité sur le service public se fît bienvenir. Mais France 2, après le bonsoir final de David Pujadas, m’a plutôt donné une sensation d’oppression, d’étouffement, de claustrophobie. Ce n’est finalement pas l’absence de pub pour Madrange, Kinder Bueno ou pour Décolor Stop qui m’a asphyxié les poumons, les privant de leur aération vitale pour regarder la télévision, mais bien la sur-publicité, en un seul bloc, pour les programmes de France 2. Le téléspectateur, avant d’apprécier son Frédéric Lopez du soir, a été obligé de se taper cinq bandes-annonces, avant le bien lisse Cyril Féraud, avant le mini programme Partir, comme Julien Clerc, avec, comme invité – quelle coïncidence – Frédéric Lopez, et avant – le supplice – la météo de Laurent Romejko. La pub est toujours là sur France Télévisions. Elle s’appelle l’autopromotion.

5 janv. 2009

Je vais bien, je ne m'en fais pas

Je ne sais pas si c’est une bonne chose de commencer l’année bloguesque un cinq janvier. Mais pour tout dire, je ne pouvais pas vraiment la commencer plus tôt. Non pas qu’il me fallût cinq jours pour totalement décuver de ma soirée du 31, cinq jours étant absolument inutiles si l’on veut décuver du peu d’alcool avalé par ma gorge. Même si mes dix-neuf kilogrammes superflus seront immensément difficiles à évacuer par chacune des pores déterminées à laisser s’enfuir le surplus de graisse (bien) caché à l’intérieur de ma peau, je ne les considère pas comme étant la cause de tous mes soucis. Je ne peux pas non plus imaginer un instant que mon désarroi présent soit lié à cette rentrée – effectuée aujourd’hui, dans un tout nouvel environnement et qui m’a réservé bien des surprises qu’il faudra que je raconte un jour, tant elles sont surprenantes – mais je ne le pense pas réellement. Je ne crois pas que ma tristesse ait à voir avec le report, encore, de l’album que j’attends le plus en 2009, ni avec les retards des gens qui sont toujours en retard, alors que je suis la seule personne autorisée par mon propre règlement intérieur à avoir le droit d’être en retard, droit que je m’octroie paradoxalement très rarement, ou juste quand c’est pour la bonne cause. Peut-être suis-je juste totalement tombé à côté de la plaque en faisant ce choix que je regrette presque. Mais ça ne me rend pas irascible au point d’en vouloir à la terre entière. Je vais peut-être bien finalement. Et comment une année qui va m’amener à l’un de ces nombres impairs –premier, qui plus est – que j’aime tant pourrait-elle être mauvaise ?